☆ Pov Kiyomi:
Allongée sur le sol, dégoulinante de sang et de sueur, la douleur m'emportait. Ma vision se troublait peu à peu, laissant place à un brouillard tellement flou, qu'on aurait pu croire que je devenais aveugle. Mon esprit se vidait peu à peu de toute haine, je me sentais partir. J'avais la sensation de planer au dessus des nuages, une sensation de bien être, comme quand on vient de fumer un bon joint. Malheureusement se ne fut qu'une passade car un grand bruit me fit sursauter. La tête posée sur le trottoir crasseux enduis de bouts de verre, les bras étirés touchant le bord de la route, le corps affalé sur ces lames de rasoirs qui charcutaient celui-ci, je regardais encore un peu le ciel. La nuit me rapelait mon tragique passé. Les étoiles me faisaient penser à ma famille que je n'est jamais connue. Elles représentent le passé au sens propre, quand on regarde la lumière d'une étoile, on voit le passé car l'étoile en question est déjà morte, et il ne reste que sa lumière qui reste allumée. Je suis comme ces boules de feu dans le ciel, sauf que moi, je m'éteins peu à peu. Je suis imprégnée de tout malheur et souffrance.Je restais, encore quelques secondes le regard, vidé de toutes expressions, levé vers la lueur de la lune. Je sentais que la fin approchait à grands pas, j'attendais juste de mourir, il n'y en avait plus pour beaucoup de temps pour que la faucheuse ne vienne finir son travail. C'est un être maléfique, personne ne sait vraiment à quoi elle ressemble. Est-elle comme les humains, avec une couche corporelle? Ou alors est-ce peut être un animal ou tout simplement une lumière? La lumière de la mort, c'est peut être elle. Soudain, je sentis mon corps se refroidir rapidement. La peur m'envahit et mes pensées s'embrouillèrent par panique. Une affreuse luminosité blanche m'aveuglais, et j'avais encore assez d'ouie pour pouvoir entendre les quelques pas venir vers moi. Mon corps se frictionna et des spasmes prirent le devant sur moi. J'aperçus la silhouette d'une personne au dessus de moi, elle était flou. Elle s'abaissa doucement vers mon corps inanimé, voyant sa main se rapprocher de mon visage. Et là plus rien, je m'évanouis.
Je me réveillais avec tant bien que mal, les plaies étaient encore ouvertes, et la souffrance envahissait toujours mon abdomen mutilé. J'étais dans un lit vêtu de draps blanc. Un oreiller maintenait ma tête en faisant en sorte que je ne sois pas trop mal à l'aise. Je levais doucement celle-ci pour visualiser ce qui m'entourer. Il semblait que j'étais dans une chambre d'hôpital. Je n'osais pas me lever, de peur de m'évanouir à terre et qu'on me retrouve morte au petit matin. Soudain, une personne fit son apparition dans la pièce. C'était une femme vêtue de blanc, peut être le médecin. Les cheveux blonds attachés, la peau blanche comme la neige, fine comme un curdan mais petite comme un nain de jardin. Elle venait sans doute me voir. Elle s'assied sur le siège posait en face de mon lit. Elle me regardait, sans dire un mot. Elle se releva quelques secondes après, en me faisant un sourire. Elle prit le bloc note posé sur la table à côté du lit et le crayon gris.
Infirmière: Alors, tu vas mieux?
Moi un peu sonné: Heu.. oui.. mais.. où suis-je?
Infirmière: Tu es dans une infirmerie. Bien, est-ce que tu peux bouger ton bras s'il te plait?
Je m'exécutais sans rétorquer. Je fis tout ce qu'elle me dit sans poser la moindre de question, ce qui n'était pas dans mon habitude évidemment. Elle me fit passé une série de tests pour voir si j'étais en bonne santé et si je pouvais remarcher. Les heures passèrent, j'attendais, sans aucun résultat. Je décidais, malgré les interdictions de bouger, de me lever jusqu'à la fenêtre. Je posais doucement chacun de mes pieds doucement sur le carrelage gelé. je m'appuyer avec un peu de mal sur la table et réussit avec difficulté à me mettre debout. Je marchais, non pas tranquillement, jusqu'au hublot qui définissait le mot liberté pour moi. Epuisée, je décidais de m'assoir sur le rebord, collant mon visage contre la vitre froide et transparente. Je pus apercevoir tous ces enfants qui jouaient, qui couraient, qui profitaient de la vie. Alors que moi j'étais seule, séquestrée et isolée de toute chose. J'aurais tout donné pour être à leur place, pour pouvoir ne serait-ce qu'une minute m'allonger dans l'herbe verte et douce, et en profiter pour regarder le ciel bleu illuminer mon visage. Mais bon, je me faisais des illusions, moi j'étais coincée là, à ne rien faire, juste à envier de pauvres gosses qui s'amusent dehors. Quelqu'un entra subitement dans la pièce où j'étais, je tournais brusquement la tête vers lui. C'était un garçon. Il me fixa, je fis de même. Il détourna son regard pour déposer des papiers sur le bureau de la pièce d'à coté. Il me jeta un regard noir juste avant de sortir de la pièce. L'infirmière débarqua à la suite du jeune garçon. Elle me fit signe de retourner dans mon lit. L'air désespérée, je m'exécutais sans un mot. Je me levais du rebord avec tout autant de difficulté que précédemment, les membres de mon corps tremblaient, ils n'arrivaient pas à se stabiliser. Enfin debout, j'avançais comme je pouvais. Arrivée au milieu de la distance que séparait la fenêtre de mon lit, je perdus l'équilibre et trébucha en avant. Ce moment passa tellement rapidement que j'en perdis conscience. Mes bras mutilés amortirent ma chute, puis ma tête toucha doucement le sol. Je lui laissais tout mon poids tellement les blessures étaient intenses. Immobile, je restais regarder l'infirmière qui s'avancer en courant vers moi. Presque inconsciente, je me sentais soudainement fatiguée et lourde. Je m'efforçais de garder les yeux ouverts de peur de ne jamais me réveiller. Pourtant mes paupières firent le contraire de ce que je voulais, elles se fermaient peu à peu, comme si tout était au ralentit. Plus j'essayais de rester éveillée et plus mes paupières s'alourdissaient. Les yeux à demi-fermés, je sentais que mon souffle s'intensifiait. Ma respiration était courte et irrégulièrement rapide. Prise de panique, je m'évanouis, laissant place au noir le plus total. J'étais faible, faible face à la réalité.
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Ha nahnahnahnah! Je suis trop fière quoi :o Genre j'ai mis une demi heure à imaginer ça, & je l'ai écrit à 4.00 du matin *-*. J'ai eut comme un déclic t'sais, & pis j'me suis mise à écrire comme sa me venait :o. J'vous jure j'suis trooooop fière kewa (l) Je l'aime trop ce chapitre *o* (c'est pas de la vantardise hein (a)). Je trouve que pour une fois, niveau vocabulaire & écriture, je me suis plus que surpassée :).
Chapitre écrit par: Kiyomi. (:
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100 coms >> 2eme chapitre.